Faisant office de girouette, un coq surmonte très souvent les clochers des églises. Une décoration qui s’explique par l’importance de ce volatile dans la culture chrétienne.

L’animal, dont le chant annonce le lever du soleil, symbolise en effet le passage des ténèbres à la lumière. Cet oiseau solaire serait ainsi un symbole de Jésus. C’est en ce sens que le pape Léon 4 a décidé, vers l’an 850, que les clochers de chaque église devaient arborer une telle décoration.

De plus, celles-ci servent à marquer les églises qui sont « orientées », c’est-à-dire tournées vers le soleil levant, l’Orient et Jérusalem. La tradition des « cochets » (les coqs de clochers) n’est pas propre à la France, malgré l’importance de ce volatile dans notre pays.

De nombreuses églises d’Occident en arborent un. D’ailleurs, le plus ancien exemple connu se trouve à Brescia (Italie) et date du 9e siècle.

Avec son « cocorico » puissant et strident, le coq réveille souvent les personnes qui habitent à proximité. Et pour cause, ce gallinacé à la vue perçante se met à chanter dès qu’il aperçoit les premiers rayons du soleil.

Un comportement qui a une fonction sociale. D'une part, il s’agit pour lui de marquer son territoire auprès de ses congénères. Ainsi, plus le chant du coq est fort, plus il sera respecté.

Quand plusieurs coqs vivent à proximité, ils se livrent d'ailleurs une bataille orale chaque matin, pour tenter de déterminer une hiérarchie. Et c'est d’ordinaire le « dominant » qui ouvre le bal. D'autre part, ses vocalises lui servent à prouver aux poules de sa basse-cour qu'il est en bonne santé et donc prêt à s’accoupler.

Ce qui explique d'ailleurs pourquoi -contrairement à ce qu’on pense souvent- le coq continue à chanter pendant toute la journée.