Au Brésil se trouvait une ancienne peuplade indienne, de race Guaranie, les « Topinambous ».

Après l’arrivée des Portugais, il leur a fallu, peu à peu, céder le terrain : ils sont aujourd’hui dans une sorte de réserve, une île formée par l’Amazone et le Topinambaranas.

Du temps où ils vivaient libres, ces Indiens cultivaient certaines plantes qu’ils appréciaient pour la nourriture qu’elle apportait au bétail comme à l’homme. C’était une sorte de pomme de terre, dont la saveur rappelait celle de l’artichaut, s’accommodant tant du climat que des terres.

On peut de nos jours en extraire un alcool industriel. Mais, vers 1578, au début de l’extermination des Indiens, la plante fut appréciée par les Européens et introduite en leur pays d’origine ; on l’appela, en écorchant le nom des Indiens, « topinambour ».