Les cinq sens étaient mis, chez les vieux Égyptiens, au service des joies d'amour.
- La vue, d'abord, bien sûr. Vêtements suggestifs, tuniques transparentes, bijoux (pour les deux sexes). Hommes, femmes, dieux et déesses ont le souci de la parure. La chevelure aussi est un atout puissant. Mais comme on coupe court les cheveux naturels (il fait chaud en Egypte), « ma sœur, mets ta perruque et jouons à l'amour », dit un antique papyrus. Oui, la perruque est l'ornement le plus érotique qui soit.
- L'ouïe, la voix de l'autre, les soupirs, les cris doux font chavirer les cœurs. Il faut aussi de la musique. Sans elle derrière un rideau, la volupté reste imparfaite.
- L’odorat. Chacun connaît ces serviteurs efficaces du sexe que sont les parfums, l’odeur des corps suants, aussi.
- Le goût. Point de jeux amoureux sans fruits, petits pains et boissons capiteuses.
- Le toucher. Les caresses, ici pas besoin de précisions.