À l’origine, ce mot désigne ce qui relève de la philosophie de Platon.

Alors que l’adjectif est censé désigner ce qui est pur, idéal, dégagé de toute sensualité, le voici flanqué du très suggestif « nique ».

Comment expliquer une telle contradiction ?

Concurrencé par « platonicien », l’adjectif a fini par disparaître en ce sens, pour réapparaître au sein d’une formule bien connue : « un amour platonique ».

Ici, « nique », ou plutôt « ique » n’est qu’un suffixe parmi d’autres permettant de former couramment des adjectifs. Il se distingue donc de la racine arabe « i-nik », qui, par analogie avec le verbe « forniquer », a fini par désigner le fait de posséder sexuellement quelqu’un.

Souvent dans un dîner en tête à tête, certains mâles annoncent « amour platonique », alors qu’ils pensent plutôt : « plat » pour elle et « tonique » pour moi ou « plateau » pour elle et « nique » pour moi .

PLÉIADE

Ce groupe de six étoiles étaient au nombre de sept pour les Grecs anciens, filles d’Atlas et de Pléione, les Pléiades désignèrent la réunion de sept personnes illustres.

Sous la Renaissance, du Bellay et Ronsard s’en inspirèrent pour baptiser le groupe poétique donc ils furent les instigateurs.

Une pléiade c’est donc la réunion de sept illustres personnes.