Le professeur Arthur Bryan, de l'Université de Baltimore, a découvert que, lors d'un baiser, les partenaires échangent 9 mg d'eau, 0,7g d'albumine, 0,18g de sécrétions glandulaires, 0,7g de graisse, 0,45g de sel, plus... 250 colonies de microbes !

Devant de telles « pertes » réciproques, pas étonnant qu'un autre groupe de médecins américains (du Western State Collège de Gunnison, au Colorado), étudiant l'influence de l'amour sur le métabolisme, ait constaté que chaque baiser diminuait l'existence de trois minutes ! Le danger n'est cependant pas imminent puisqu’une année de vie représente 172 800 baisers...

Fort heureusement, un autre médecin, le docteur Bridger, trouve que le baiser « à hautes doses » possède des bienfaits insurpassables. Les microbes échangés dans la salive de deux amoureux, dit-il, facilitent la digestion. Le baiser augmente l'activité de la thyroïde et contribue à garder la ligne. Il met en action 29 muscles, fait perdre 12 calories et passer de 75 à 150 par minute les pulsations du cœur.

Devant cette chimie du baiser, l'humoriste Francis Blanche, rencontrant une fille à la sortie d'un laboratoire d'analyses pharmaceutiques, eut cette réaction :

« Mademoiselle, j'ai de l'albumine, vous avez du diabète. Venez donc à la maison, nous ferons des meringues »