Au matin du 8 Avril 1912, tiré par 4 remorqueurs, le Titanic quitte majestueusement le port de Liverpool pour sa 1ère traversée de l'atlantique.

Jamais le génie de l'homme n'avait conçu un paquebot gigantesque, aussi luxueux, aussi rapide et aussi sûr. Fous d'orgueil, les architectes de la White Star Une à laquelle appartenait le bateau n'avaient pas craint de braver le destin en déclarant :

« Le Tïtanic est insubmersible. »

268 mètres de long (soit la longueur de la rue Royale à Paris, de la Concorde à la Madeleine) vingt-huit mètres de large (la hauteur d'un immeuble de dix étages). 2358 personnes avaient pris place à bord, pour la plupart des privilégiés qui devaient ce voyage à leur fortune, à leur nom.

Voyage inaugural pour cette nouvelle merveille du monde que Joseph Conrad avait surnommée « le Ritz des mers ».

Après six jours d'une traversée de rêve, un bal était donné pour fêter la dernière nuit à bord. Demain soir on arriverait à New York. La station radio de Terre-neuve signale la présence d'icebergs dans les parages : on prévient discrètement le commandant qui se borne à faire allumer les projecteurs et doubler les vigies.

Soudain, dans la lumière, apparaît un énorme iceberg de la hauteur de la tour Eiffel. Trop tard ! C'est la collision : l'étrave est brisée, les cloisons étanches éventrées, la coque arrachée sur plusieurs dizaines de mètres. Il est 23 h 45.

Moins de trois heures plus tard, à 2 h 40, le 15 avril 1912, le TÏtanïc disparaît dans les flots. On s'est rué pour embarquer dans les rares canots, on s'est battu comme des sauvages. 1653 hommes, femmes et enfants mourront noyés. 705 seulement seront sauvés.

Ce fut l'une des plus grandes tragédies maritimes de tous les temps et le nom du Titanic, symbole de la présomption humaine, est aujourd'hui encore dans toutes les mémoires.

Simplement une coïncidence qui a de quoi troubler !

14 ans avant cette date funeste, en 1898, avait été édité en Angleterre un roman intitulé Futility, qui eut une carrière rapide et sans gloire. Son auteur, Morgan Robertson, avait imaginé l'aventure d'un paquebot géant, orgueil de la flotte britannique, merveille de luxe et de technologie. Lors de sa traversée inaugurale de l'Atlantique, ce navire abordait un iceberg et faisait naufrage avec les 3000 passagers et les trésors qu'il transportait.

Un mot encore, simplement pour vous dire le nom que Robertson avait donné à son bateau de roman. Il l’avait appelé……« Le Titan ».….Tout simplement.