Antoine Augustin Parmentier vit le jour à Montdidier, en 1737, et entra dans l’armée où il devint aide-apothicaire.

Durant l’expédition de Hanovre, au cours de la guerre de Sept Ans, il fut fait prisonnier et, lors de sa captivité, se nourrit de pommes de terre, inconnues en France à cette période.

À son retour, il fut nommé pharmacien des Invalides ; plus tard, l’Académie de Besançon fonda un prix pour promouvoir des produits de remplacement de l’alimentation humaine : Parmentier proposa la pomme de terre.

En 1785, la famine frappa la population et Louis 16 accorda à Parmentier la faculté de planter cinquante arpents, dans la plaine des Sablons, à Neuilly. La culture du tubercule, de la pomme de terre, en un mot de la parmentière connaissait le succès. Il ne devait plus se démentir. Toutefois, le nom de l’invention devait revenir à l’homme qui devint apothicaire-major, inspecteur général de la Santé, membre de l’Institut et qui écrivit au total plus de quatre-vingt dix ouvrages traitant de la conservation du lait et du vin.!

L’adjectif parmentier réapparut en 1930 dans les livres de cuisine pour désigner les préparations faisant intervenir la pomme de terre : hachis, potage, poulet, miroton…

À noter : entre juillet et septembre 1944, dans les décombres de la ville de Saint-Lô ravagée par les bombardements, les responsables chargés du déblaiement et de la reconstruction s’éclairaient au moyen de pommes de terre creusées dans lesquelles brûlait une mèche trempée de beurre normand, appelées « parmentières ».