Être épuisé, ne plus avoir de ressources, qu'elles soient physiques ou financières.
Situation très peu confortable, surtout quand on est aux toilettes, mais soyons sérieux.
« Rouleau », du latin « rotulus » (rôle).
Autrefois, les « livres » étaient constitués de feuilles collées bout à bout, écrites sur une seule face, puis enroulées et entourées avec un parchemin autour du rouleau ainsi obtenu pour le conserver.
Les « rôles » ont ainsi été utilisés et conservés jusqu'à la fin du 17e siècle.
C'est d'ailleurs sous ce nom qu'on appelait les registres administratifs et de ce nom également que vient l'expression « à tour de rôle ».
Contrairement aux textes littéraires, le texte des acteurs médiévaux d'une pièce de théâtre était écrit sur un « rôle ». Ce qui explique maintenant qu'un acteur « joue un rôle ».
Lorsque la feuille était de petite taille ou le rôle de théâtre peu important, on utilisait le nom de « rollet ». Ainsi, celui qui arrivait « au bout du rollet » n'avait plus rien à lire ou dire.
A la fin du 17e siècle, quelqu'un qui était « au bout de son rollet » était quelqu'un qui ne savait plus quoi dire à la fin d'un discours, plus quoi faire dans ce qu'il avait entrepris, plus quoi répondre ou plus trouver de quoi vivre.
Puis le « rollet » a laissé la place au « rouleau » qu'on retrouve d'ailleurs chez Diderot : « Tout est déjà écrit sur le Grand Rouleau » de Jacques le fataliste.
« Être au bout de son rouleau » c'était ne plus avoir de pièces donc de ressources.