À première vue, difficile d'établir un lien entre cette trousse et les trousses que nous connaissons, la trousse de toilette ou d'écolier. Il s'agit pourtant du même mot. « Trousse » est dérivé de « trousser » qui signifia d'abord « mettre en faisceau, en botte ». On troussait du foin avant de trousser les filles. En effet, avec cette idée de rassemblement, le verbe s'est employé pour « relever un vêtement qui pend ». D'où l'emploi érotique et machiste.

Les « trousses » au 16e siècle étaient la petite culotte bouffante que portaient en guise d'uniforme, les jeunes gens de bonne famille que les grands seigneurs prenaient à leur service pour parfaire leur éducation militaire et mondaine.

Ces adolescents indisciplinés et ne tenant pas en place devait souvent être attrapés par leur « trousses » et réprimandés pour qu’ils s’en tiennent à leur office.

Les « trousses » ont survécu dans la langue pour évoquer comiquement une situation de course-poursuite entre un justicier et un présumé justiciable.