Il ne peut y avoir une exception, que s'il existe une règle.
Cette expression avec le « qui », est souvent employée lorsqu'on constate un fait ou quelque chose qui n'entre pas dans le moule habituel (qui ne respecte pas une supposée règle).
On peut en déduire deux choses :
- Sans règle, il n'y ne peut y avoir d'exception
- L'exception ne confirme pas (la validité de) la règle ; elle va plutôt à l'encontre de celle-ci, prouvant au contraire par son existence qu'il n'est pas indispensable ou obligatoire de la suivre. D'où les entorses aux règles que se permettent parfois certains de manière plus ou moins régulière.
La version normale, qui est un proverbe, ne contient pas le 'qui'.
Elle est issue d'un ancien adage juridique, au sens différent, exprimé ainsi : « exceptio firmat regulam in casibus non exceptis » ; ce qui, traduit en bon français, signifie « l'exception confirme la règle -permet son application- pour les cas qui ne sont pas explicitement exceptés. »
Si vous n'avez pas tout-à-fait compris, illustrons la chose avec une assurance décès. La règle est de verser un capital ou une rente au bénéficiaire, si vous décédez. Mais le contrat contient bien entendu toute une liste détaillée d'exceptions qui le rendent caduc (pratique de sports dangereux, suicide...). Dans un tel contrat, toute exception qui n'est pas explicitement citée, confirme la règle (cette dernière l'emporte) et permet son application.
Exception, dérivée du verbe latin « excipere », (action de ne pas intégrer quelqu'un ou quelque chose dans une règle générale)
L'explication, qui tient dans cette formule juridique latine : « exceptio firmat regulam in casibus non exceptis » (l'exception confirme la règle pour les cas non exceptés).
Autrement dit, pour qu'il y ait une exception, il faut qu'il y ait une règle ! Et la présence d'une exception confirme donc l'existence de celle-ci !