La pleine liberté de décider, de faire selon sa volonté. L'absence de contrainte

Quand on parle d'arbitre, on pense souvent en premier à ce gugusse en noir muni d'un sifflet qui, sur un terrain rectangulaire d'environ 0,7 hectare, surveille vingt-deux autres gugusses qui essayent pendant une heure et demie de se chiper un ballon rond.

Mais ici, il n'est point question de cet arbitre là.

Le mot « arbitre » existe depuis le 13e siècle.

S'il désigne bien, dès le début, une personne qui a pour rôle de juger, trancher ou régler un litige, ou de faire respecter des décisions ou des règles, il a aussi eu le sens de « volonté », ce dernier mot l'ayant rapidement supplanté, permettant d'éviter une homonymie pénible.

C'est bien entendu dans ce dernier sens que le mot « arbitre » doit être compris dans notre locution, sachant qu'on a d'abord parlé du « franc arbitre » au 13e siècle, puis du « libéral arbitre » au 16e avant que la forme utilisée par Pascal au 17e, « le libre arbitre » devienne la formule usuelle.