C'est-à-dire ne pas se trouver dans un état normal de corps ou d'esprit.
Naturellement, on mangea très longtemps à même le plat commun posé sur la table. L’assiette individuelle ne date que du début du 16e siècle.
Le terme « assiette », du latin « sedera » (être assis), désigna longtemps la place occupée par les convives à table. Puis, par extension, la manière dont ils étaient assis et, ensuite, leur disposition d'esprit, leur humeur, puis plus tard le plat personnel.
Où est-on le mieux assis, qu'autour d'une table, devant une assiette.
Ce dernier mot désignant d'abord l'endroit où l'on s'asseyait à table, puis le plat marquant cette place, plein d'aliments indispensables pour que nous soyons bien dans « notre assiette ».
« Les hommes commencent par l’amour, finissent par l’ambition et ne se trouvent dans une assiette (disposition) plus tranquille que lorsqu’ils meurent » (La Bruyère).
Au 13e siècle, l’idée d’assurer quelque chose en son séant, induit un sens figuré fiscal : « la base de répartition des impôts ». Aujourd’hui encore, quand on détermine notre assiette fiscale, on évalue le montant qui servira de base au calcul de notre impôt.
Notons que « sedera » a eu une descendance phénoménale : À part « assiette », il y a « assidu » (pour les gourmands), « dissident » (celui qui n'aime pas ça), « insidieux » (commentaires méchants sur la cuisine), « obsédé » (pour le goinfre), « possession », « résident », « président », « subside » et, finalement, ce qu'il reste : « résidu ».