Payer sa quote-part pour un repas à frais communs
A l'issue d'un dîner entre amis, au moment de la « douloureuse », chacun des dîneurs sort son porte-monnaie pour « payer son écot » afin de participer aux frais. A moins d'être réglée entièrement par l'un des convives, l'addition peut donner lieu à de complexes divisions pour déterminer cet écot, la somme exacte qu'il revient à chacun de payer.
Le mot francique « skot », à l'origine de « écot », signifie « impôt, contribution ». Littéralement, « payer son écot », c'est s'acquitter de son dû, de sa quote-part.
L'expression ne se cantonne pas au domaine des dîners partagés. Au figuré, elle a signifié « prendre sa part dans un divertissement en commun » ou, dans des contextes moins festifs, « supporter la peine, les inconvénients », « prendre sa part de travail ».
Encore aujourd'hui, « apporter son écot » s'emploie au sujet d’une contribution à une œuvre collective, l'écot étant la participation de chacun. Dans une situation pénible, chacun « son écot » fut utilisée pour dire que chaque membre d'un groupe doit assumer sa part d'ennuis. Autrement dit, chacun sa croix ou, vulgairement, chacun sa merde !