Etre ridicule, se couvrir de honte. Se trouver dans une situation où son ignorance ou sa faiblesse est exposée
La face, c'est ce qui distingue l'humanité de l'animalité, c'est aussi l'ensemble des traits du visage d'un autre.
Dans la société de l'honneur, la face est aussi le lieu où siège celui-ci ; le regard porte haut et droit, sans craindre celui d'autrui, l'expression est fière, comme peut se le permettre l'homme libre qui n'a rien à se reprocher.
« Perdre » ou « sauver » la face, dans nos sociétés, c'est tout au plus perdre ou sauver sa réputation, son crédit, où les apparences
Une fois n'est pas coutume, cette expression nous vient de Chine, ici, la face ne doit pas être simplement considérée comme le visage mais comme le statut social de l'individu.
Celui qui perd la face est déconsidéré au sein du groupe où il se trouve, qu'il n'en fasse partie que temporairement ou qu'il y soit constamment (la famille, le groupe d'amis...). Il peut simplement y être mis en minorité, mais aussi plus gravement être dévalorisé, désavoué ou humilié.
Quand quelqu'un s'est compromis, on doit éviter de le faire rougir, ou, en style chinois, de lui enlever la face. Noter qu'avant de la perdre, on peut aussi « sauver la face » en rétablissant une situation précédemment compromise conduisant à l'humiliation.
L'origine vient probablement de celui qui, ayant subi ce qu'il considère être un camouflet, a le visage qui rougit ou qui se décompose de honte.