« J’men sortirai bien mieux sans cette bitch, À moi les palmiers les Sunset Beach. » (Nusky)
Mot anglais qui désigne la chienne et se confond dans le langage populaire avec « pute, garce » ou encore « salope ». De nombreux jeunes Français le savent ; les autres croient que le mot veut dire « plage ».
Très peu fertile en métaphores, le rap francophone a paresseusement importé « bitch » dans tous les morceaux où il est question de femmes, et ils sont fort nombreux. Si la poétique rap est bornée à ce seul animal, c’est qu’il fait office de caution dans en milieu où l’hétérosexualité est le premier des commandements. On sait bien que les rappeurs ne sont pas très « gay friendly ».
Dans les clips, la métaphore canine apparaît sous les traits de jeunes femmes appelées « vidéo girls ». Elles proposent une figuration lascive, passant du cuir d'un gros canapé au siège passager d’une voiture puissamment motorisée (Mercedes AMG, Porsche Cayenne, Lamborghini). Elles ne conduisent pas mais il leur arrive assez fréquemment de lustrer le capot des bolides en une sorte de danse languide. Leur garde-robe, réduite à l’essentiel estival, consiste en un bikini parfois curieusement rehaussé d'une veste en fourrure.
Perchées sur des talons vertigineux, elles se moquent des réprobations des orthopédistes. A leur décharge, disons quelles ont rarement besoin de marcher