La forêt amazonienne compte environ 390 milliards d'arbres, selon les inventaires scientifiques de référence. Ces arbres se répartissent à travers tout le bassin amazonien et appartiennent à près de 16 000 espèces différentes.
Elle s'étend sur neuf pays, principalement au Brésil (63 %). Elle est improprement qualifiée de « poumon de la Terre » (en réalité l'océan mondial produit bien plus d'oxygène). Elle produirait de 5 à 6 % de l'oxygène atmosphérique.
La plus grande rivière volante du monde.
La forêt joue un rôle majeur dans sa propre survie, en recyclant les précipitations : la végétation pompe l'eau du sol et la libère dans l'atmosphère sous forme de vapeur d'eau, qui recharge l'atmosphère en humidité et contribue à former des nuages et de nouvelles précipitations.
Chaque arbre est ainsi un climatiseur naturel. L'évapotranspiration qui peut atteindre 2 m cube d'eau par an, et renvoie près de 50 % du volume des précipitations dans l'atmosphère sous forme de vapeur d’eau.
Dans les parties les plus humides du massif amazonien, une molécule d'eau traversant la région peut tomber sous forme de pluie, être évapo-transpirée puis retomber sous forme de pluie jusqu'à six fois de suite avant de quitter la région ou aboutir en mer.
La forêt génère ainsi des « rues de nuages » produits par les grands cours d'eau du bassin amazonien, ainsi que des rivières volantes (rivières aériennes de vapeur), réduisant certains effets du dérèglement climatique.