On sait que le Suédois Alfred Bernhard Nobel, inventeur de la dynamite et autres explosifs, propriétaire de puits de pétrole à Bakou, détenteur d'une immense fortune (sans doute saisi de remords en pensant aux conséquences homicides de ses inventions), créa par testament un fonds destiné à accorder chaque année un prix pour contribution extraordinaire en faveur de l'humanité.
Le fonds de 9 200 000 dollars (dollars de 1900) récompensait les candidats dans cinq catégories : physique, chimie, médecine, littérature et paix.
De mathématiques, point.
Pourtant, cette discipline étudie les propriétés des êtres ainsi que les relations qui s'établissent entre eux (définition du Larousse).
C'est que la femme d'Alfred filait le parfait amour avec un célèbre professeur de mathématiques et pas n'importe lequel : Mittag Leffler, le meilleur de Suède dans sa spécialité à l'époque. Il s'était rendu célèbre par son « Etude sur les fonctions ».
C'était donc lui qui aurait eu le plus de chances de décrocher le prix.
On a beau être conciliant, il devient difficile quelquefois de proclamer la valeur de l'amant de sa femme et, en outre, de le payer...
Comme on dit : « On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre ! »
Marie Curie a été la première personne à remporter DEUX prix Nobel – l’un de physique, en 1903, l’autre de chimie, en 1911, pour ses travaux sur la radioactivité.
Outre le célèbre « Prix Nobel », il existe Le « prix ig-Nobel » (qui peut être prononcé « Ignobel », car nommé ainsi par jeu de mots entre « prix Nobel » et l'adjectif « ignoble ») est un prix parodique décerné à des personnes dont les « découvertes » ou les « accomplissements » peuvent apparaître bizarres, drôles ou absurdes.
Parfois dépréciatifs et critiques, les prix sont destinés à célébrer l'insolite, honorer l'imagination et stimuler l'intérêt dans les sciences, la médecine, et la technologie.