L'anneau (annulus nuptialis), signe de reconnaissance mais aussi symbole d'union, se généralisa et prit le pas sur le rite des 13 deniers versés par le fiancé aux parents de sa promise comme prix du transfert de tutelle (5e siècle).

Ainsi, le mari le plaçait à différents doigts en prononçant cette formule :

  • (Au pouce) : Par cet anneau enjoint
  • (A l'index) : que nos deux cœurs en un, soient joints
  • (Au majeur) : par vrai amour et loyale loy
  • (À l'annulaire) : pour autant je le mets en ce doy.

Si l'on se réfère aux planches d'anatomie des Grecs, les Anciens appelaient l'annulaire « veine d'amour » : selon eux, c'est de là que partait le chemin le plus court vers le cœur.

Faisant du mariage un acte sacré, l'église procéda au rituel de la bénédiction de l'anneau lors du mariage.

Au moment de l'échange du serment, l'époux plaçait l'anneau au bout de l'annulaire gauche de sa promise en disant ; « Je t'épouse au nom du Père », puis il le glissait jusqu'à mi-doigt en ajoutant « et du Fils », et enfin il poussait une dernière fois l'anneau en concluant « et du Saint-Esprit », cela afin de signifier que le mariage était scellé au nom de la sainte trinité.