Le « hasard », mot venant de l'arabe « az-zahr » qui signifie « chance ».
Tout cela vient du jeu de dés.
Ah, les dés ! Le jeu peut-être le plus ancien.
Autrefois représentés par des osselets, ils devinrent cubiques avec les Lydiens. Les Grecs et les Romains en étaient fous, comme d'ailleurs tout le Moyen Age.
Or, le dé, c'est jouer, on laisse tomber le dé, du vieux terme « choir » qui a donné « chance ».
La chance, au début, n'est donc que la chute des dés. Mais on gagne ou on perd suivant que le dé tombe du bon ou du mauvais côté : « bonne chance » ou « mâle chance » (malchance).
Sans compter la déchéance tout court !...
Et gare aux échéances !
Les chanceux sont ceux pour qui tout « tombe bien ».
Mais il y a souvent de aléas (du latin, « aléa », qui signifie justement « coup de dés »).
Le fameux « aléa jacta est » de Jules César ne dit pas autre chose que « les dés sont jetés ».