Du latin « candere » (être brillant, brûlant) qui a donné « candela » (cierge) puis « chandel ».

Elles étaient en cire ou en suif. Puis elles furent surtout en cire, la meilleure venant de la ville algérienne de Bougie (aujourd'hui Bejaïa). « Cire » et « bougie » étaient donc synonymes.

La bougie que nous connaissons aujourd'hui n'est plus en cire, mais en stéarine, laquelle fut inventée en 1823 par le chimiste français Eugène Chevreul.

Les chandelles et les bougies ont joué un énorme rôle dans l'éclairage au cours des siècles. Elles ont subsisté longtemps dans l'évaluation de la puissance d'une ampoule (60 ou 100 bougies).

Faites de suif pour les pauvres et de cire pour les riches, elles coûtaient fort cher et on évitait de les brûler par les deux bouts, ce qui est un gaspillage qui s'étend à la vie elle-même. Certains, ayant tendance à « brûler la chandelle par les deux bouts », ne feront pas de vieux os.

D'autres, plus avares, au contraire, font des « économies de bouts de chandelles ». Voltaire, écrivait : « Amusez-vous de la vie, il faut jouer avec elle et quoique le jeu n'en vaille pas la chandelle », il n'y a pas d'autre parti à prendre.

Enfin, rappelons pour mémoire les « trente-six chandelles » qui résultent d'un contact... brutal. A voir des « étoiles » (lumières, étincelles).

Seuls les Français voient des chandelles. Leurs voisins voient des étoiles.

Et plaignons ceux qui « tiennent la chandelle ». Aujourd'hui, cette expression signifie « favoriser des rencontres galantes ». Or, au temps où l'on s'éclairait à la chandelle, c'étaient des valets ou des servantes qui éclairaient ainsi les ébats amoureux de leurs maîtres. Des valets « de pied » en quelque sorte.