A force d'absorber sans cesse de nouveaux dieux à mesure de ses conquêtes, l'Empire romain était tiraillé, chaque cité restant attachée à des cultes locaux très forts.
Pour cette raison, mais surtout pour réinstaurer l'ordre dans un Empire en crise, l'empereur Aurélien eut l'idée d'un culte commun à tout le territoire : « Sol invictus » (Soleil invaincu), qu'il hissa au rang de protecteur de l'Empire, donc de dieu principal.
Une loi fit du « jour du Soleil » celui du repos hebdomadaire : « Que tous les juges, les citadins et les artisans se reposent au jour vénérable du Soleil »
Notons que l'on retrouve le « jour du Soleil » dans le « Sunday » anglais ou le « Sontag » allemand.
Alors que notre calendrier a gardé la racine latine pour les cinq premiers jours, c'est la religion qui, si elle a conservé le jour férié édicté par les Romains, a détourné les prières vers le Dieu des chrétiens en faisant du « Solis dies » le « Dominus dies » (jour du Seigneur); contracté en « dominicus », le vocable s'est francisé en « dimanche ». C'est l'empereur Constantin qui, converti au christianisme, adopta cette réforme en 312.