Le jeu d'échecs fut inventé en Inde au 6e siècle puis s'implanta en Perse avant de s'installer en Europe. Il prit son essor en Perse au 6e siècle.

C'est en Perse qu'il fut désigné par le nom qu'on lui connaît aujourd'hui : lorsque le pion figurant le roi du joueur adverse était sur le point de succomber, le vainqueur s'écriait « shah mât » littéralement « le roi est mort ».

L'expression est restée quasiment intacte alors que le jeu, passant dans la langue arabe, s'est transformé en « cheikh », puis « échecs » en français.

Phonétiquement, l’expression « cheikh mat » donna en français « Echec et mat »

En Angleterre du 11e siècle, le ministre des Finances était appelé « chancelier de l'échiquier » car les réunions se passaient autour d'une table à cases blanches et noires, comme sur un échiquier.

  • les pions représentent les soldats de l'armée de terre (ou mamelouks).
  • le cheval : le cavalier ou chevalier.
  • la tour : « roukh » placée sur le dos des éléphants, permettait au prince de voyager à l’abri du soleil entre deux batailles et il était protégé par un homme armé d'un arc.
  • le fou : il représentait l'officier « alfil ». Lorsque le jeu se répandit, « alfil » se transforma en « afil », « fil » et « fol », qui, en français ancien, signifie « fou ».
  • la reine, en fait, n'est pas une femme. Elle représentait le conseiller du roi, son « firz » (vizir) ou général en chef, dont la prononciation « firz » se galvauda en « fiers », « fers », puis « vierge » dans la prononciation européenne avant de devenir « reine ».
  • le roi était la pièce maitresse du jeu. Ses généraux se battaient pour lui et le protégeaient car il était à peine apte à se défendre lui-même (son rayon de déplacement sur l'échiquier est moindre.