Un repas collectif pris à la campagne ou dans la nature
Le mot est d'abord attesté à la fin du 17e siècle dans la forme « faire un repas à pique-nique » qui voulait dire « faire un repas où chacun soit apporte quelque chose à manger, soit paye sa quote-part ».
Et ces repas pouvaient se faire aussi bien en extérieur, que chez quelqu'un, voire dans une auberge. C'était donc un peu l'équivalent de ces repas entre amis d'aujourd'hui où chacun amène une partie de ce qui se trouvera dans les assiettes.
Pour ce qui est de l'origine du mot, il n'aura échappé à presque personne qu'il est composé de deux parties.
La première, pique, viendrait du verbe « piquer » avec le sens de « picorer » utilisé au 17e siècle (par allusion aux oiseaux ou aux poules qui picorent des graines de-ci de-là).
La deuxième, « nique », n'a rien à voir avec Domi, ni avec une quelconque activité sexuelle. En effet, toujours à la même époque, une nique désignait « une petite chose sans valeur ». Elle a aussi désigné une petite monnaie.
L'assemblage des deux, qui a bien entendu été favorisé par la rime, symboliserait donc les petites choses que chacun amène pour picorer, puisqu'on y mange un peu de chacun des plats.
Cela dit, l'étymologie du mot n'est pas certaine et elle a fait couler pas mal d'encre au cours du 19e siècle.
Les anglais nous ont ensuite piqué le mot qu'ils ont transformé phonétiquement en « picnic ».