L’image est celle de la rue du village, où chaque matrone balaie devant sa porte en se gardant soigneusement d'empiéter sur la fraction de trottoir de sa voisine pour ne pas faire le travail à sa place.
Au figuré, elle décrit le vice des gens qui se mêlent de critiquer les autres au lieu de s'examiner eux-mêmes.
Dire a quelqu'un qu'il ferait mieux de balayer devant sa porte est une façon de lui demander de méditer ou de remédier d'abord ses propres erreurs avant de se mêler des affaires des autres.
Cette maxime est souvent attribuée à Jules César commentant la « lex julia municipalis » (fondement des administrations municipales).
Cette loi obligeait, entre autres, chaque propriétaire à entretenir toute la partie s'étendant devant sa propriété, à en assurer le nettoyage (ne pas laisser s'accumuler les ordures, la tenir propre).
En d'autres termes, « chacun doit balayer devant sa porte », sous peine d'être jugé responsable de tout accident survenu devant chez lui par détérioration ou mauvais entretien.