Lorsqu'il se produit quelque chose de désagréable ou de dramatique entre individus, c'est obligatoirement une femme qui en est plus ou moins directement la cause. Il suffit de la trouver pour comprendre l'origine du problème.
Tout homme qui a suffisamment vécu pour apprendre que si l'amour rend aveugle, le désamour rend lucide (comme disait Corneille), sait que, lorsqu'il y a quelque part des bisbilles dans un groupe d'individus, des empêchements agaçants ou même un crime, c'est la plupart du temps parce qu'une femme est au milieu, soit parce qu'elle a provoqué des jalousies, ou bien parce qu'elle a poussé son homme à commettre une mauvaise action.
C'est probablement parce qu'il connaissait bien les femmes, qu'Alexandre Dumas père, dans « Les Mohicans de Paris » fait dire à un de ses personnages, Joseph Fouch, policier de son état : « il y a une femme dans toutes les affaires. Aussitôt qu’on me fait un rapport, je dis : Cherchez la femme. ».
Si l'on n'est pas tout-à-fait certain qu'il soit l'inventeur de la formule, il a incontestablement contribué à la populariser dans ce 19e siècle où la misogynie était un petit peu plus répandue qu'aujourd'hui, puisqu'on disait la femme mauvaise ménagère, dépensière, sotte et perverse, et bien pire encore si elle était éduquée.