Cette expression vient d'une habitude aujourd’hui tombée dans l'oubli : lorsqu'un professeur dispensait ses leçons, celles-ci n'étaient pas payées au coup par coup.

L'élève avait une espèce de carte d'abonnement, sur laquelle le professeur mettait un cachet (tampon) après chaque prestation. L'enseignant se faisait ainsi payer lorsque la carte était pleine (10 ou 12 leçons).

On disait déjà que pour vivre il lui fallait « courir le cachet », afin d'être payé rapidement.

Avec la législation moderne, les employés sont payés au mois et il n'est d'ailleurs pas difficile de justifier de ses heures lorsqu'on demande des indemnités de chômage.

Seuls les artistes doivent le faire, vu les aléas de leur profession. Il leur faut avoir dépassé un seuil d'heures données dans un temps donné pour avoir droit a des indemnités d'intermittent du spectacle. Ainsi, « courir le cachet », c'est se présenter à tous les castings, par exemple, et accepter tous les petits rôles leur permettant de survivre, mais aussi percevoir les indemnités.