Se faire duper, se faire avoir lors d'une affaire.
Le dindon (de poule d’Inde), cet oiseau de basse-cour, dont la tête et le cou sans plumes, avec des excroissances rouges pendant sous les mandibules, n’a pas, à coup sûr, un physique valorisant. C’est sans doute ce physique qui lui a valu sa réputation de bêtise.
Il existe deux explications pour l'origine de cette expression :
- La première se situe au Moyen Âge où les farces étaient des intermèdes comiques dans des spectacles. Parmi les personnages récurrents de ces pièces, on trouvait des pères crédules, bafoués par des fils peu respectueux. Ces pères étaient surnommés les « pères dindons. ». Un tel personnage, souvent dupé par sa progéniture, était donc le dindon de la farce.
- La seconde viendrait d'un spectacle forain « Le ballet des dindons » qui a existé à Paris entre 1739 et 1844. Dans ce spectacle, des dindons étaient posés sur une plaque métallique progressivement chauffée par dessous au point que les pauvres volatiles finissaient par « danser » pour tenter d'éviter de se brûler les pattes. Bien entendu cette « farce » faisait beaucoup rire les spectateurs de l'époque qui appréciaient les cruautés animalières comme les combats d'animaux, par exemple, mais qui aimaient aussi d'autres spectacles divertissants comme les pendaisons ou les passages à la guillotine.