L'image initiale est celle du repas dont l'hôte réserve le meilleur pour la fin, afin de surprendre son convive gastronome ; au figuré et par extension, réserver le meilleur de ce que l'on a à proposer au connaisseur qui saura l'apprécier.
L’expression, bien sûr, est initialement culinaire, la bonne bouche est l’écrin d’une saveur qu’on aura plaisir à conserver, une fois le repas fini, cette saveur qui s’éteindra doucement : plutôt le doux que le fort, la confiture que l’aïoli, en tout cas pour nos habitudes culinaires, nous qui ne finissons pas, comme les Chinois, par la bonne soupe.
Quand on n'est pas diabétique, la bonne bouche, c'est le sucré.
Métaphoriquement, cela suppose qu’en toute situation on garde le meilleur pour la fin.
Jadis, on disait encore « avoir mauvaise bouche » : un mauvais goût dans la bouche ; laisser quelqu’un sur la bonne bouche : sur un agrément ; demeurer sur sa mauvaise bouche : sur un échec ou un affront..., mais ces variantes ne sont plus guère en usage.