Invite à la prudence, à faire attention lorsqu’on raconte un secret, car nos propos peuvent être entendus et utilisés contre nous.
D’abord, on a le mot « mur » qui est un ouvrage de maçonnerie verticale qui sert à séparer des pièces.
Ensuite, on a le verbe « avoir » qui signifie « posséder, disposer de ».
Et enfin « oreille » qui est l’organe du corps qui sert à entendre.
Quant au sens de l’expression, alors elle date du 17e siècle. On disait à l’origine « les murailles ont des oreilles ». À cette époque, les châteaux étaient construits avec des passages secrets, ce qui permettait d’espionner les conversations des gens à leur insu. L’expression serait, donc, née de cette réalité architecturale.
Une autre hypothèse, c’est qu’elle daterait de l’époque des guerres de religion et du règne de Catherine de Médicis, qui aurait fait installer au palais du Louvre un système de tubes acoustiques afin d’espionner et d’écouter les conversations secrètes.
Donc, ici, l’expression veut dire que lors d’une conversation privée, eh bien il est possible qu’on nous écoute, qu’on nous espionne.
(Johan Tekfak)