On pourrait croire cette sentence d’un chef de guerre manichéen ou d’un paranoïaque célèbre : le « parano », parce qu’il se sent persécuté, considère en effet comme ennemi quiconque ne rejoint pas son camp, justifiant ainsi par avance son élimination...
En réalité, la formule nous vient de Jésus-Christ lui-même (Matthieu, XII, 30). Une telle intransigeance s’explique sans doute par l’horreur qu’éprouve le Christ pour les « tièdes », ceux qui refusent par lâcheté de s’engager dans la voie de son amour : elle est en effet compensée, d’une certaine façon, par la phrase suivante qui récuse la violence (réf. 25).
Elle n’en a pas moins servi de caution aux brutalités du fanatisme religieux.