Se faire du souci.
Au cœur de ces époques tumultueuses où la guerre était le quotidien des nations, les chances de succomber à un coup d’épée ou un éclat d’obus s’avéraient cependant dix fois moins grandes que celles de trépasser des suites navrantes de la famine.
Les cuisiniers militaires n’avaient d’autre choix que de passer à la casserole tout ce qui était à leur portée, y compris ces rongeurs dont les femelles, infusées dans un bouillon de légumes, furent particulièrement prisées par les soldats de la Grande Armée.