Moins vénale que ses cousines, elle libère une sensualité sauvage faite de griffes et de crocs. Parce qu’ils lui supposent un érotisme rebelle et joueur, certains hommes se verraient bien la dompter, d’autres au contraire la redoutent et la fuient.

Tigresse, lionne et panthère forment une trinité que les auteurs de séries noires et autres romans d’action exploitent régulièrement pour dépeindre un érotisme torride et agressif.

Cet emprunt se vérifie dans la vaste série des « SAS » (Son Altesse Sérénissime) au fil de laquelle quelque quatre cents créatures féminines secouent leur crinière, retroussent leurs lèvres, puis griffent, rugissent et feulent :

« Son épaisse lèvre supérieure se retroussa soudain sur ses dents, comme un fauve ; elle ajouta des mots décousus en arabe du Golfe, feulant comme un félin. Les dix ongles de Zarah Sirb se plantèrent dans son dos, puis le feulement se fit grognement comme l’orgasme lui embrasait les reins. »

Leur dompteur s’appelle Malko et son mode opératoire se traduit par l’emploi de verbes issus du génie militaire. Il enfonce jusqu’à la garde, empoigne, soulève, envahit, laboure, pilonne puis... dégorge ou décharge.