Amant….d’ « aimer ».
Maîtresse de « maestra » ; Au 12e siècle on trouve « maistrière » dans le sens de femme avec qui on a commerce d'amour.
Amant : Ce terme est né de l'amour courtois.
Ce qui s'appelait alors la « fin'amor » comportait plusieurs degrés :
Le « soupirant » qui aimait en secret,
Il devenait « suppliant » une fois que la dame lui avait adressé un regard entendu.
Celle-ci pouvait alors en faire un « amant agréé » avant qu'il ne devienne « amant charnel ».
Lorsque la dame consentait à faire du « suppliant » son « amant agréé », une cérémonie intime se déroulait :
À genoux, le « suppliant » se proclamait homme lige de la dame, ce qui signifiait qu'il n'aurait d'autre seigneur en amour.
(De cette cérémonie intime est issue la coutume qui veut que l'homme qui demande la main d'une jeune fille le fasse en mettant un genou à terre)
La dame lui accordait alors un baiser qui élevait le « suppliant » au rang d' « amant agréé », autrement dit platonique.
L' « amant agréé » devait alors surmonter l’ « épreuve d'amour » : contemplation de la dame nue. Cet « amour théorique » permettait à la dame de constater que son amant l'aimait avec son cœur et ne la considérait pas seulement comme un objet sexuel.
L'homme pouvait alors faire plaisir a la dame selon son souhait a elle, l'enlacer, la caresser, sans jamais rien faire contre la volonté de celle qui restait la « maîtresse » du jeu.