La Nouvelle-Orléans doit son originalité au jazz, dont elle fut le berceau, et au caractère spécial que lui donne le « Quartier français de Storyville » - une centaine d'édifices, où se trouvent boîtes de nuit, restaurants, dancings, effeuilleuses-tonks (bastringues, beuglants)

Ce quartier de Storyville porte le nom de Sidney Story, conseiller municipal de la Nouvelle Orléans en 1897/98, indirectement responsable de l'institution des « call girls ».

Cet honorable personnage s'émut du nombre de maisons closes et proposa de les rassembler dans un seul quartier, tolérés par la loi, mais que la morale réprouve.

Elles furent donc regroupées dans le Quartier français, bientôt nommé « Storyville », et les dames furent invitées à y élire domicile.

Or, les filles les plus belles et les plus élégantes refusèrent ce transfert forcé, et celles qui disposaient d'un appartement y restèrent, déclarant : « Nous avons le téléphone, quand on aura besoin de nous, il suffira de nous appeler ! »

On les nomma donc bientôt « call girl ».