Le cœur, que la médecine moderne a restitué à sa véritable fonction de pompe, a assumé depuis la nuit des temps une fonction symbolique capitale, qui en a fait le siège moral du courage héroïque, des sentiments généreux, de la sympathie et de l'antipathie.
La langue est fidèle à ce sens magnifique, quoique anti-scientifique, dont les facettes successives ont abouti au 17e siècle au culte du Sacré-Cœur de Jésus, culte combattu et tourné en dérision au siècle suivant tant par les jansénistes que par Voltaire-