De l'Allemand « dantz », signifiant la même chose.

Les chrétiens primitifs dansaient, dans les églises, des danses jubilantes, bruyantes, compliquées. Ils exprimaient ainsi leur bonheur d'être ensemble sous le regard de Dieu. Leurs pas, leurs mouvements, n'étaient pas hasardeux. Ils imitaient la ronde incessante des astres. Ils tournaient autour de l'autel, comme le font autour du soleil les planètes, façon de dire qu'ils étaient, eux aussi, des êtres célestes.

Partout, on fit ainsi, chez les Égyptiens, les Hindous, les Chinois ou les Javanais.

On dansa aussi dans la Bible :

  • « Que vos danses et vos tambours glorifient le nom du Seigneur ! » (Psaumes 150, 4).
  • « Que dansent les fils de Sion pour réjouir Notre Seigneur !»

(Psaumes 149, 2-3).

Et l'on sait que le roi David dansa, à demi nu, au son des sistres, des flûtes et des cymbales, quand il vit l'arche d'Alliance.

Et Jésus, aimait-il danser ?

Selon le texte grec des Acta Johannis, « Allons, joignez-vous à ma danse », dit-il, le saint jour de la Cène, à ceux qu'il lui fallait quitter.

Les gens d'Église s'en souvinrent. Jusqu'au Moyen Âge on dansa dans les abbayes, les chapelles.

  • Le jour de Pâques, à Chartres, aux vêpres, l'évêque conduisait la ronde ecclésiastique.
  • À Sens, les moines, deux par deux, virevoltaient autour du cloître. On appelait cela la danse cajole.
  • A Besançon, les chapelains, au cours des messes solennelles, exécutaient la bergerette.

Puis peu à peu on ne vit plus, dans ces farandoles mystiques, que débordements d'hystérie, incitation à la débauche, et on n’honora plus que le bonheur du corps appelant à l’acte sexuel.