Composé du préfixe « dé » (retirer, supprimer), et de la racine « bard », (planche).
Au Moyen Age, les ouvriers de berge ou de port procédaient au « débardage » : lorsqu'un train de bois arrivait par flottaison dans la ville, ils avaient la pénible tâche de récupérer les bûches dans l'eau pour les empiler sur le quai.
Ces hommes pataugeaient torse nu dans la vase ou avec un vêtement sans manches pour éviter les accrochages.
Plus tard, le nom de « débardeur » fut également porté par les ouvriers employés au déchargement, ou « gros bras », qui adoptèrent ces chemises sans manches, ou « débardeurs », confectionnées en laine pour les protéger du froid.
Ces débardeurs furent alors appelés « marcels », nom de leur concepteur.
Peu à peu, les cantonniers et autres ouvriers d'extérieur firent leur, ce vêtement pratique et chaud, qui se déclina en toile pour l'été, et ils l'arborèrent en vacances dans les campings.
Associé au bob et aux boules de pétanque, il a longtemps été lié à l'image du « beauf », son nom vieillot évoquant les années 1950, avant que la mode s'en empare une nouvelle fois, le déclinant en teintes acidulées qui séduiront la jeunesse.