Tout a commencé par un mot latin : « rana » (grenouille).
Il est devenu « raine » en vieux français et il nous en est resté la « rainette ».
Mystère :
Comment, en partant du latin « rana » ou « ranuncula » est-on arrivé à « grenouille » ?
Tout simplement parce que « ranuncula » devint « renouille », qui fut altéré en « grenouille » par l'addition d'un g (en linguistique, cela s'appelle une « prosthèse ».
Le chercheur américain Thomas Eisner a publié une étude sur les cuisses de grenouille, reliant la bonne chère à l'œuvre de chair !
Les Français sont considérés comme gros mangeurs de grenouilles (on les appelle « Frogs » dans les pays anglo-saxons) et aussi comme ayant une tendance aux conquêtes amoureuses.
Quel lien y a-t-il entre les deux ?
C'est que, disent ces honorables et imaginatifs savants, les grenouilles se nourrissent essentiellement de moucherons et absorbent du même coup une grande quantité de « cantharidine », un alcaloïde produit par le métabolisme de certains de ces moucherons.
Cette cantharidine est vendue comme aphrodisiaque puissant depuis la nuit des temps sous le nom de « poudre de cantharide », qui n'est qu'un broyât de moucherons secs.