De l'ancien haut allemand « marah » (cheval) et « scalc » (celui qui soigne)
A l'origine, le maréchal était un palefrenier, un domestique chargé de soigner les chevaux, le responsable des écuries militaires ainsi que du logement des troupes (maréchal des logis).
C'est Philippe Auguste qui, vers 1190, créa le titre honorifique de « maréchal de France » pour Alberic Clément (qui s'était illustré lors du siège de Saint-Jean-D’acre).
Les maréchaux prirent leur place et devinrent les chefs suprêmes de l'armée. Pour être élevé à la dignité de maréchal de France, l'élu devait avoir commandé en chef une armée et obtenu la victoire.
On remettait au maréchal un bâton (symbole d'autorité, qui prend pour modèles le sceptre royal) recouvert de velours bleu et parsemé d'étoiles, portant l'inscription : « Terror belli, decus pacis » (Terreur durant la guerre, ornement en temps de paix).