Étymologiquement, « salope » n’est pas le féminin de « salaud ».

« salaud » est dérivé de sale.

Alors que « salope » est composé à l’aide de « sale » et de « hoppe » (forme dialectale de huppe, un oiseau qui traîne la triste réputation d’être particulièrement malpropre).

« Salope » signifie donc d’abord « très sale ».

Ce sens s’est peu à peu modifié et « salope » est aujourd’hui un terme d’injure employé pour désigner une personne très vile et digne du plus profond mépris. Il est ainsi devenu un équivalent de « salaud », qui a évolué de la même façon. Si la forme « salaude » existe, dans l’usage c’est bien salope qui sert de féminin à « salaud ». Il en va de même avec le dérivé « salauderie », tombé en désuétude au profit de « saloperie ».

À l’inverse, de « salope » a été tiré un masculin, « salop », que l’on rencontre en particulier chez des auteurs du 19e siècle.

C’est bien, au masculin, « salaud » et, au féminin, « salope » qu’il faut employer, en précisant toutefois que le féminin « salope » peut avoir une forte connotation sexuelle.