Quand Marie de Médicis, qui était très gourmande, quitta l'Italie pour épouser Henri 4, elle prit soir d'emmener avec elle son confiseur personnel.

Ses sucreries enchantèrent les enfants de la cour à tel point qu'ils s'extasiaient à longueur de journée « C'est bon ! c'est bon ! ». L'expression est restée.

En Sicile, au siècle dernier, un « caramelier » exerçait une curieuse activité dans les rues des grandes villes. C'était un marchand ambulant, qui hurlait à l'intention des enfants misérables, les picciolelli:

« Une sucée, un sou ! »

Son matériel, très simple, comprenait un tabouret, un réveil-matin, une ficelle d'environ un mètre et quelques bâtons de sucre candi.

Pour un sou. un gamin pouvait sucer pendant une minute le bonbon attaché à la ficelle: lorsque le réveil sonnait, le bonbon lui était arraché d'un coup sec.

Et la sucette, gluante de salive et de sucre fondu, passait dans la bouche d'un autre client...