Aller chez le coiffeur
Mais pourquoi traite-t-on ces pauvres coiffeurs de merlans ?
Tout simplement parce que, au 18e siècle, les perruquiers qui poudraient: les coiffures de talc se retrouvaient souvent couverts de cette substance blanche.
Ils avaient alors l'apparence des poissons qu'on saupoudre de farine pour les faire frire.
Pierre Desproges, qui disait haïr lès coiffeurs, en a fait un sketch, au cours duquel il expliquait :
«J'ai horreur qu'un Brummel de bal disco me gerbe dans le cou le crachin postillonnant des réflexions de philosophie banlieusarde que lui inspirent sporadiquement la hausse du dollar, l'anus artificiel du pape, l'inappétence sexuelle de la petite Grimaldi depuis la mort de sa mère en bagnole, l'agonie de saint Etienne, le courage des Polonais, le déclin de l'Occident, le fibrome de sa femme, le super merlan néoromantique de mes deux, la montée de la violence dans les quartiers cosmopolites, et puis, bien sûr, l'indiscipline problématique de la raie de mon quoi ? De la raie de mon crâne, »