Refuser de voir le danger là où il est.
L'expression renvoie à une légende selon laquelle l'autruche mettrait sa tête dans le sable pour éviter d'affronter le danger qui la menace.
En réalité, l'autruche n'a pas de raison de se cacher vainement comme cela, car elle n'a pas vraiment de prédateur. Pour éviter un danger, elle a le choix entre sa vitesse de course (en général, elle fuit plutôt) et la puissance de ses pattes dont elle se sert pour donner des coups très violents, capables de tuer un animal comme le lion.
Et si elle a souvent la tête près du sol, c'est simplement par ce qu'elle y trouve une partie de sa nourriture ou pour nettoyer son nid, un trou creusé dans le sable. Il est probable que la physionomie ahurie de sa tête avec ses yeux exorbités au regard vide a largement contribué au succès de cette expression qui traduit le refus de regarder la réalité, voire le danger, en face.
Dans le monde politique, friand de noms d'oiseaux, on ne s'étonnera pas que cette formule soit souvent employée pour dénoncer la position ou le point de vue d'un adversaire.
Bien entendu, ne pas confondre avec la politique de l’Auriche.
Ni avec les deux abeilles qui se fachent à cause de la politique de l’autre ruche.