Avoir une conviction absolue, inébranlable et naïve.
L'origine de l'expression s’explique par l'extrait d'un conte que voici :
Le Diable un jour demanda à un malheureux charbonnier : Que crois-tu ?
Le pauvre hère répondit : Toujours je crois ce que l'Église croit.
Le diable insista : Mais à quoi l'Église croit-elle ?
L'homme répondit : -Elle croit ce que je crois.
Le Diable eu beau insister, il n'en tira guère plus et se retira confus devant l'entêtement du charbonnier.
Autant dire que le charbonnier de ce conte ne fonde sa foi sur aucun argument théologique ou philosophique. Il croit ce que l'Église lui dit, sans même savoir vraiment de quoi il s'agit, être capable de l'expliquer et de le défendre.
Georges Brassens l'a bien cité dans « le mécréant » :
« J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon charbonnier
Qu'est heureux comme un pape et con comme un panier. »
Cette comparaison à la foi simple et naïve s'applique à celui qui croit sans se poser de question.
Un grammairien du 16e siècle, Fleury de Bellingen, donnait l'origine suivante a cette locution :
Le diable un jour demanda a un charbonnier en quoi il croyait. L'homme lui répondit :
« Je crois ce que l'Eglise croit. »
Le diable insista, cherchant à le confondre :
« Et l'Église, en quoi croit-elle ? »
L'homme repartit :
« Elle croit ce que je croìs ! »
Le diable eut beau insister, retourner la question, il n'en tira d'autres réponses et se retira, confus, devant l'entêtement du charbonnier.
Nous l'avons compris: le charbonnier n'a nul besoin de grands enseignements théologiques ni d'âpres discussions sur la religion pour croire : il croit simplement avec son cœur, sans chercher a comprendre, et cela lui suffit.