A voir un moment de liberté.

Lors des jolies colonies de vacances, les meilleurs moments sont certainement ceux où l'on a « quartier libre ». Durant un temps, aucune activité n'est imposée, enfants et adolescents peuvent profiter de leurs vacances en pleine liberté.

Être libre, c'est clair, mais pourquoi ce quartier ?

S'agit-il d'une portion de temps, au même titre qu'un quartier d'une orange en désigne une partie ?

Un quartier, dont le nom vient de « quart », c'est d'abord la quatrième partie d'un tout et, plus généralement, une partie d'une chose sans que la proportion soit précisée. Le mot s'est spécialisé dans plusieurs techniques. Dans l'espace, le quartier est une division de la ville. Cet emploi a pu revêtir un aspect administratif, mais il concerne en général toute partie de ville ayant sa physionomie propre.

Ce dernier sens s'est spécialisé dans la vie militaire et désigne l'ensemble des bâtiments où une troupe est installée, où l'on dit qu'elle « prend ses quartiers ».

Le « quartier général », c'est l'emplacement où sont les logements et bureaux du général et de son état-major. Les troupes prennent leurs « quartiers d'hiver » pendant la saison froide.

Dans ce contexte, « avoir quartier libre » fut d'abord la formule autorisant à sortir de la caserne, du cantonnement.

Aujourd'hui, cette référence au régiment est oubliée. Mais, même sans service militaire, on continue d'employer l'expression pour évoquer les moments de liberté, et ce dans tous les quartiers !