Avoir un brusque accès de fatigue, parfois très intense, et pas toujours avec une raison connue.
Un article paru en 1922 parle des passagers d'un avion qui ont rendu tripes et boyaux suite à un vol très chahuté et qui, à l'atterrissage, sortent de l'avion livides et en se traînant lamentablement, tellement ils ont été secoués.
Par contre, le pilote resté fringant, dit en descendant et en voyant les débris de ses passagers : « tu parles !! Qn a pris un de ces coups de pompe ! ».
Ceux qui ont pratiqué des engins volants comme le planeur, l'aile delta ou le parapente, par exemple, vénèrent les « pompes » car ce sont des bulles ou des colonnes d'air chaud qui s'élèvent et peuvent ainsi les aider à gagner de l'altitude ou, au moins, à se maintenir plus longtemps en l'air.
En dehors des pompes, bénéfiques, la masse d'air dans laquelle avance l'avion peut être extrêmement agitée.
Ce serait par allusion à l'état des passagers « très fatigués » par les turbulences subies et par le fait que ces colonnes d'air ascendant, qui « aspirent » vers le haut les aéronefs qui s'y trouvent, sont vues comme provoquées par le piston d'une pompe, que serait née l'expression.