Un premier jet
II nous faut en effet remonter au 18e siècle pour trouver le sens propre de cette appellation, celui où l'on se sert d'un ballon destinée à « essayer » les conditions météorologiques.
Imaginez-vous en effet à coté des frères Montgolfier ou de Pilâtre de Rozier lorsque, un peu gonflés, ils voulaient effectuer une ascension avec leur engin volant. Sachant que les conditions de vent au sol ne sont pas forcément les mêmes dès qu'on monte un peu en altitude, et afin de s'assurer qu'ils ne risquaient pas d'être entrainés trop loin une fois arrivés dans une conche de vent fort, ils lâchaient d'abord un petit ballon qui, en montant, leur indiquait s'ils pouvaient s'adonner sans risque a leur occupation.
C'était ce ballon perdu qui s'appelait un ballon d'essai (pour rappel, c'est en 1766 qu'a été découvert l'hydrogène qui permettait aux ballons d'essai de monter en altitude alors que le premier vol humain avec une montgolfière date d'octobre 1783.
Les ballons d'essai ont très vite été employés par les aérostiers qui ont suivi. Et il n'a pas fallu beaucoup de temps ensuite pour que l'expression passe dans le langage au figuré.