Le mot est en voie de disparition avancée.
Cette étape autrefois nécessaire avant le mariage n’ayant aujourd’hui presque plus cours. Désormais, le terme de fiancé(e), quand il n’est pas utilisé par plaisanterie, s’emploie pour distinguer la personne avec laquelle on est sur le point de se marier de celle qui serait juste présente en ce moment dans notre vie (désignée par « copain/copine », « compagnon/ compagne », « mec/nana »).
Issu du 12e siècle de l’ancien français « fiance » (se fier, engagement), le mot « fiançailles » désignait la promesse de mariage faite devant le prêtre, laquelle pouvait se réaliser ou être rompue, comme le suggère le proverbe « Tel fiance qui n’épouse pas », qui s’emploie pour dire que celui qui a l’air de s’engager sérieusement ne tient pas toujours sa promesse.
On employait aussi autrefois le terme d’ « accordailles », formé sur le verbe « accorder », qui désignait dans le langage populaire la réunion entre les deux « parties » pour signer un contrat de mariage et la fête familiale qui suivait cette signature.
Jusque dans la seconde moitié du 20e siècle, les fiancés, qui étaient autorisés à se voir et à sortir enseimble faisaient cependant l’objet d’une étroite surveillace, de la part de la famille (de la fille, surtout). C’est ansi que lorsqu’ils allaient au cinéma ou faire une promenade, on dépêchait un chaperon pour les accompagner, généralement frère ou sœur de la promise, lesquels s’acquittaient de leur mission avec plus : - moins de rigueur et de vénalité !