Être l'objet d'un engouement. Être en vogue, admiré (au sein d'un groupe).
Le mot « coqueluche » est d'origine obscure.
Bien évidemment, nous connaissons le « bacillus pertussis », bacille responsable de la coqueluche, cette maladie fort contagieuse qui provoque des toux secouantes (on dira : « une telle est la coqueluche des médias » qui toussent en permanence son nom.
L’origine du nom de cette maladie pourrait provenir de « coqueluchon », mot du 15e siècle désignant une sorte de capuche. Une autre origine possible du nom est la toux, évoquant le chant du coq.
Ménage le tire de « cuculuccia », dérivé de « cucullus », sorte de capuchon. Le nom de « coqueluche » fut donné, dans le 15e siècle, à une sorte de grippe pour laquelle les malades se couvraient la tête d'une coqueluche ou capuchon ;
Le Grand Robert propose un rapprochement avec le mot « coque » ou « coquille », qui désignait entre autres un capuchon, et le terminal de « capuche ».
Mais cette connaissance ne fait que rajouter au mystère apparent de l'origine de notre expression, sauf si on évoque l'idée que la maladie est aussi contagieuse que l'engouement qui peut s'emparer des membres d'un groupe dont un objet ou une personne devient la coqueluche, ce qui expliquerait la métaphore.
Il faut savoir que lorsque le mot apparaît au 15e siècle, il désigne un capuchon porté sur la tête des femmes. Ce qui justifie la possible étymologie qu'évoque le Robert.
Ce n'est qu'au 17e siècle que notre expression apparaît. Mais encore une fois, quel lien peut-il y a voir entre un capuchon et le fait d'être en vogue ?
Pour le comprendre, on se rappellera qu'à la même période, existait la locution « être coiffé de... » qui signifiait quelque chose comme « être entiché de... » ou « raffoler de... ».
Or, un capuchon ne coiffe-t-il pas la tête ?
Et les dames ne s'entichent-elles pas du bellâtre qui devient leur coqueluche ?
Ce serait donc de ce rapprochement entre cette ancienne locution aujourd'hui désuète et le capuchon que « coqueluche » aurait pris le sens qu'il a dans notre expression.
Pour terminer, on ajoutera que pour « être coiffé de », donne comme définition « avoir le béguin pour ». Or, autrefois « un béguin », était une coiffe.