« L’asne » est jusqu’à la fin du 13e siècle, le mot désignant la « cane » (femelle du canard).
L’origine de l’expression se situe de façon logique du coté de ce volatile. Il s’agirait en fait de rapport d’un coq avec une cane. Il arrive, en effet, dans n’importe quelle basse-cour ordinaire, qu’un coq à l’esprit mal tourné, offre soudain ses assiduités à une femelle parente, telle une dinde ou une cane alanguie par le mal d’amour.
Cette saute d’humeur passagère et que la morale des volatiles réprouve est toujours amusante à observer. Le coq juché sur la femelle, ne sait pas comment s’y prendre et repart souvent sans arriver à ses fins. D’ailleurs dans la région du Roannais, il existe un dicton ancien « le coq au cul de la cane ».
Au sens figuré, on passe non plus d'une espèce animale à une autre, mais brusquement d'un sujet à un autre, on tient des propos décousus.